Mar 022006
 

L’enseignement de la musique en péril, annonce la Presse. Mais pourquoi donc enseigner la musique? Après tout les élèves sont là pour apprendre à lire et à compter, pas pour apprendre la musique. Et puis la musique adoucit les moeurs. N’est-ce pas contraire à ce qu’on veut pour nos écoles. On cherche à développer des femmes et des hommes compétitifs qui sauront faire leur chemin dans la société.
Et puis, je l’ai bien vu avec mon fils musicien, les instruments de musique coûtent cher. Les jeunes sont gâtés. Ils ne veulent pas juste jouer avec une flute à bec. Le temps consacré à pratiquer, c’est du temps perdu. Ils pourraient étudier leur français à la place! Ou jouer dehors. Et puis la musique c’est bruyant. Parlez-en à nos voisins. De la tompette à minuit, ça dérange…
La musique à l’école? Pourquoi? N’est-ce pas une activité parascolaire?
Mon fils dirait que pour faire partie d’une harmonie en parascolaire au secondaire, il faut savoir jouer. Ouais. Il me dirait sans doute que ce sont ses cours de musique tout jeune qui lui ont permis au secondaire de pouvoir s’intégrer aux cours de musique au secondaire (car on offrait des cours de musique à son école ). Il me dirait sans doute que c’est un élément motivateur pour les jeunes. Qu’il y a une école à Sept-Iles où la musique a fait la différence. Mais tout cela c’est bien secondaire.
On doit s’attacher aux besoins primaires.
Est-ce vrai que la passion d’un jeune pour la musique peut le « driver » vers autre chose que la drogue, la paresse (on me dit que c’est très exigeant la musique) et la déliquance…
Je dois admettre que ça a été le cas de mon fils Gabriel qui étudie maintenant l’enseignement de la musique à l’UQAM, qui participe à deux orchestres classiques pour jeunes, qui est enthousiate comme dix, fondant même un quintette à vent (les Cinq Sens).
Mais est-ce qu’on veut des jeunes motivés aujourd’hui?
Dès fois… Il y des coups de pieds au cul qui se perdent…

[l’article suit]

Le jeudi 2 mars

ÉDUCATION

La formation musicale en péril au primaire

La Presse

Mario Girard

Une douzaine d’écoles primaires, principalement situées dans la région de Montréal, n’offriront plus de cours de musique. C’est le bilan que dresse la Fédération des associations de musiciens éducateurs du Québec (FAMEQ) au moment où les conseils d’établissement et les directions des écoles primaires s’affairent à départager le temps alloué aux cours spécialisés.

«C’est le bordel en ce moment, dit Jean-Sébastien Gascon, porte-parole de la FAMEQ. Tout le monde tire sur la couverture.»

Selon l’organisme, au moins 12 écoles cesseront dès septembre d’offrir une formation musicale à leurs élèves. «Et c’est sans compter celles qui avaient déjà arrêté», dit M. Gascon.

Ces chiffres surprennent Diane De Courcy, présidente de la Commission scolaire de Montréal. «J’ai de la difficulté à croire cela, dit-elle. Je préfère attendre en mai les rapports de nos établissements.» Mais pour M. Gascon, l’attente est trop longue. «Il sera trop tard, le mal sera fait», dit-il.

Ces données ont également étonné Claude Moisan, responsable du dossier de l’organisation scolaire au ministère de l’Éducation. «Je ne comprends pas comment ils peuvent en arriver à un tel constat. Selon la réforme, les écoles doivent dispenser tout au long du primaire deux disciplines artistiques dont une en continu. De plus, ils ont 90 minutes supplémentaires.»

Les nouvelles mesures du renouveau pédagogique font que la période devant être partagée par les professeurs spécialisés (éducation physique, anglais, arts) passe maintenant à quatre heures et demie par semaine. «Le problème, c’est que certaines écoles contournent les règles», dit-il.

Selon Jean-Sébastien Gascon, les grandes victimes de cette histoire sont les professeurs spécialisés. Là-dessus, il donne l’exemple de l’école Saint-Grégoire-Legrand, dans le quartier de Saint-Michel. «Nous, on a préféré offrir des cours d’art dramatique, explique Céline Faucher, présidente du conseil d’établissement de l’institution. C’était plus facile d’uniformiser car après le premier cycle, ce programme peut être dispensé par des professeurs réguliers.»

Des représentants de la FAMEQ espéraient pouvoir se faire entendre hier soir par Diane De Courcy, lors d’une réunion des commissaires. «Ils ont raison de dénoncer cela, dit-elle. Mais ils ne visent pas les bonnes cibles. Cela dit, certaines écoles se retrouvent devant des choix difficiles.»

La FAMEQ tiendra une conférence de presse aujourd’hui. Des personnalités musicales y sont attendues.

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