Mar 172006
 

Chaque semaine on se réunit le dimanche soir pour le souper. D et L viennet faire leur tour, souvent à tour de rôle.

Je cherchais à créer une « tradition ».

Mais voilà qu’en plus j’apprends que c’est « bon ».

On disait auparavant qu’une famille qui prie est une famille heureuse. Maintenant, on parle plus d’une famille qui mange ensemble serait heureuse… et que c’est bon pour le moral.

Un bon article dans La Presse

Manger en famille est bon pour le moral

Mario Girard

La Presse


La table, théâtre de réjouissances, de confidences et de jeux de rôles, doit revenir le lieu rassembleur de la famille. Dans un formidable essai, le sociologue français Jean-Claude Kaufmann lance un cri du coeur pour réhabiliter le sens et le rôle véritable de la table

«La table est le lieu le plus riche sur le plan familial, dit l’auteur de Casseroles, amour et crises. Dans chaque famille, il y a des inventions et des rituels de toutes sortes, mais le repas, c’est le grand moment.» Le repas familial du soir est la période de la journée où chacun interrompt ses activités. «C’est le mélange des choses qui rend le repas important, dit Jean-Claude Kaufmann. On vient satisfaire des envies, on éprouve des sensations. Sans s’en rendre compte, on va au-delà de la banalité.»

Kaufmann sonne l’alarme. Selon lui, le mangeur est entré dans le monde moderne en picorant, tel un oiseau. Manger, écrit-il, est une affaire de culture et d’affectivité. À cet égard, il cite un parent: «Même si ça ne va pas, qu’on s’est fâché par rapport à mon fils, on se met à table, ça y est, c’est fini.» Et pour ceux qui s’inquiètent de la trop forte présence de la télévision à table, l’auteur ajoute que «ne plus avoir rien à se dire n’est pas le pire qui puisse arriver; c’est de ne plus rien ressentir ensemble».

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