Alpha 100 chez Sony finalement

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mar 022008
 

Je viens finalement d’acquérir une A-100 de Sony (Minolta).

Premiers essais.

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Premiers clichés dans le quartier chinois et le Palais des Congrès.

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Ouf, le ciel est sans tache!

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Le « Jasminou » et sous un ciel blanc, le ruisseau de l’île de la Visitation.

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Soir d’hiver Plateau.

fév 282008
 

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Je retourne la Nikon à son vendeur. Comme vous pouvez voir, au centre des photos comportant une surface unie, on voit un tache en forme de cédille. Elle est invisible ailleurs. Ce n’est pas la lentille, car la tache apparait avec toutes les lentilles utilisées. Ce sont les risques de l’achat de l’usager. Le vendeur m’a dit qu’il la reprendrait [l’a reprise].

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fév 082008
 

Jacques Ellul figurait dans les lectures obligées de l’un de mes cours à Concordia dans les années 1970, Propagande. Je me souviens avoir été surpris, m’intéressant au Christianisme une dizaine d’années plus tard, d’apprendre qu’il était aussi théologien protestant.

J’ai encore une fois été surpris de retrouver le même Ellul comme influence manquante pour Guillebaud dont je vous ai parlé récemment ici. À la Bibliothèque nationale, j’ai mis la main sur un excellent petit bouquin qui a été publié il y a trois ans, une dizaine d’années après le décès de Jacques Ellul. Ellul, philosophe, sociologue, théologien, protestant, de la région de Bordeaux, où il s’est converti dans le temps de la deuxième guerre, il a été dans résistance. Homme intéressant dans son parcours.

Dans Islam et judéo-christianismes, Ellul aborde les trois grands «piliers du conformisme» des Chrétiens par rapport aux Musulmans. Trois grandes idées qui sont courante aujourd’hui: les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans sont tous des fils d’Abraham, des monothéistes qui pratiquent une religion du Livre. Il s’efforce de démontrer le contraire.Jacques Ellul dénone ici l’ambiguïté stérile de rapprochements trop rapides entre le christianisme et l’islam

Ce petit livre est fort intéressant et permet de remettre les pendules à l’heure. Il m’aidera certainement dans ma réflexion quant à l’Islam. Ce dont je vous reviendrai plus tard.

Voici quelques extraits qui m’ont frappé:

Dieu change mais non! Il est Tout. Simplement, la relation qu’il établit avec l’homme se modifie en effet. Et le point ultime de cette aventure de « Dieu avec l’homme » sera évidemment l’incarnation de Jésus-Christ., qui n’est pas un événement radicalement. Nouveau, mais qui pousse jusqu’à l’extrême cet accompagnement, jusqu’à une union dorénavant indissociable. (…)

De plus, dans la mesure où nous parlons d’amour, nous impliquons la liberté. Car il n’y a aucun amour sous la contrainte ou par la force, l’amour suppose une liberté, et on ne peut jamais interpréter les commandements comme un « Tu dois aimer… ». Dieu, le Libre par excellence, sait mieux que nous encore qu’il. N’y a aucun amour obligé. Le « commandement » : « . Tu aimeras… » est certes la présentation d’un devoir mais surtout d’une promesse: viendra le temps où tu pourras aimer en vérité.

De nouveau, nous voyons l’infinie différence entre les deux livres. Dans le Coran où il n’est pas question d’amour, nous sommes en présence d’un devoir et d’une soumission illimités, comme peine de l’Enfer. Islam, soumission, et cette soumission est toute entière résumée dans le Coran. Ainsi le livre judéo-chrétien est celui d’une promesse et d’une ouverture de liberté, le livre du Coran est celui de la contrainte et du définitif. Si pour nous, en effet, Jésus-Christ est venu une fois pour toutes, pour notre salut, la révélation du Coran est: une fois pour toutes sans possibilité de retour en arrière ni espérance d’un salut (que nous ne méritons pas). Et l’opposition est d’autant plus grande quand nous songeons que d’un coté Dieu a parlé et s’est tu, de l’autre, Dieu continue à se révéler et à parler au croyant et à son Église, au cours de l’histoire. (…)

Il est celui qui attend constamment un retour vers lui, un élan d’amour. Et que l’on ne dise pas qu’il s’agit d’un anthropomorphisme grossier. Ceux qui pensent ainsi ont encore cette conception tout à fait anti-biblique du Dieu Éternel, Impassible, Souverain, Juge, et ils oublient le simple fait de l’Incarnation, la souffrance de Dieu. Donc , là encore, incompréhensible pour l’islam, car il y a un monde de différence entre Allah le Miséricordieux et Compatissant, et puis IHWH, non moins souverain, mais qui se met à la place de celui qu’il a créé (non pour le juger comme dit le Coran) pour être son vis-à-vis dont il ne peut se passer puisque, il est amour, et qu’il lui est indispensable d’avoir en face de lui qui aimer – et celui là, amour également (puisqu’il a été crée à son image et à sa ressemblance), destiné à aimer, qu’il a aimé le premier! (…)

Il y a des ressemblances de MOTS entre la révélation biblique et l’islam qui cachent la différence fondamentale. Il est question. De Dieu, de tout-puissant, d’un SEUL Dieu , créateur, d’Esprit, de péché, de jugement suivi d’une résurrection, le tout contenu dans un livre révélé… Tout cela conduit évidemment à considérer qu’il y a une grande proximité avec la Révélation biblique.

Il faut revenir sans cesse au fait que c’est Jésus-Christ qui nous empêche d’identifier l’attitude biblique et l’attitude islamique. (…) Parce que la présence ou l’absence du Seigneur Jésus-Christ change du tout au tout le contenu de ces notions mêmes. La Bible, à l’encontre du Coran, nous parle d’un Dieu d’Amour, en qui le Père et le Fils s’aiment d’un amour éternel, d’un Dieu qui a choisi d’exercer sa toute-puissance transcendante dans l’extrême abaissement et l’extrême proximité de l’amour; d’un dieu dont la révélation dans l’histoire s’opére non par des mots, non par un livre fait d’avance, mais par une rencontre personnelle, avec une personne.

Jacques Ellul, Islam et judéo-christianisme, Presses Universitaires , Paris, 2004, ISBN-10: 2130542158

fév 052008
 

La maison d’Arthur. La maison de Mado. Celle où je suis né est à vendre. Rue de Florence, coin Summerville. Mes parents ont habité chez les parents de ma mère après leur mariage et ma naissance durant deux ans, le temps de s’établir et de faire construire leur maison rue Valmont.
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J’y ai passé souvent mes week-ends « gardé » par Mado et Arthur. Je me souviens de la vigne ( le lierre) qui envahissait alors les murs de la maison que mon grand-père a conçu, dessiné et fait construire. J’ai joué dans le chantier de la maison des Miron de l’autre côté de la rue du côté de la rivière. Je me souviens des deux chaudières remplies de plomb pour faire contrepoids pour la porte du garage qui était alors situé à l’avant. Je me souviens de la fenêtre en oeil de boeuf dans l’escalier à l’avant.

Il y avait des fougères à l’arrière- là où ils ont contruit le nouveau garage et l’agrandissement – souvenirs de cette acre odeur de terreau, des perces-neige et des vers de terre découverts en soulevant les roches.

Nous marchons souvent le long de la rivière et c’est bien un passage obligé entre le parc Stanley et le parc Nicolas-Viel. Nous roulons aussi en vélo dans cette rue, l’une des plus belles de Montréal. Sommerville, rue large, douce, tranquille, … très Zen. On se demande des fois pourquoi Mado et Arthur ont vendu cette perle là pour s’établir dans un coquet bungallow dans les bouleaux de Ste-Thérèse-en-Haut?

L’automne dernier pour l’Halloween,  c’était deux mois après le décès de Mado, il y avait un petit fantôme devant « leur » maison . Une petite bulle attachée au petit fantôme lui faisait crier « boooh ». On a trouvé cela drôle, mais avec un pincement au coeur.

C’est une bien belle petite maison agrandie au fil des ans .

jan 302008
 
«Comment je suis redevenu chrétien» | Jean-Claude Guillebaud | Albin Michel | 2007 | ISBN: 2226175075

Jean-Claude Guillebaud , écrivain, journaliste, penseur, partage son cheminement spirituel. C’est un petit livre qui se lit bien et qui amène à réfléchir. Réfléchir sur la place su Christinianisme dans notre société. Il cherche à abattre les murs de préjugés et de revaloriser la « vraie » foi.

Présentation de l’éditeur
 » Ma démarche ne participait ni de l’effusion mystique, ni de la nostalgie, ni même de la quête spirituelle, comme on dit maintenant. C’est d’abord la raison qui me guidait. Par elle, je me sentais peu à peu ramené au christianisme. Cette réflexion a d’abord été très périphérique par rapport à la foi, puis les cercles de ma curiosité se sont rapprochés du noyau central, celui de la croyance proprement dite. J’en suis là. Je ne suis pas sûr d’être redevenu un « bon chrétien », mais je crois profondément que le message évangélique garde une valeur fondatrice pour les hommes de ce temps. Y compris pour ceux qui ne croient pas en Dieu. Ce qui m’attire vers lui, ce n’est pas une émotivité vague, c’est la conscience de sa fondamentale pertinence. La rétractation d’une telle parole dans l’enclos de l’intimité – se taire ! – me semblerait absurde. La laïcité véritable, ce n’est pas la peureuse révision à la baisse des points de vue, c’est leur libre expression dans un rapport robuste et apaisé. « 

Voici quelques passages qui m’ont particulièrement frappé que j’ai retenu.

De cela je suis dorénavant persuadé. Je serai même tente d’ajouter que, si le christianisme donne l’impression de disparaître, c’est peut-être justement- et aussi- parce qu’il a rempli historiquement son rôle et que le message dont il était porteur a été grosso modo adopte dans sa version séculier par la société moderne. Adopté mais coupé de sa source… […] « C’est ce qui reste de chrétien en elles qui empêchent les sociétés modernes d’exploser » écrit René Girard.

Lorsqu’on m’invite à faire des conférences dans les milieux catholiques, protestants ou juifs, je suis embarrassé. J’ai envie de dire à ces gens qu’ils «dorment sur un trésor », mais je sens bien ce que peuvent avoir de ridicule ces proclamations apologétiques venues de l’extérieur. Et, pourtant, je suis bel et bien convaincu qu’il y a là un trésor, en effet, qu’il s’agirait de retraduire avec les mots et les concepts d’aujourd’hui.
La démocratie n’a pas été conquise seulement « contre » le christianisme, mais aussi grâce à lui, dans son prolongement, en intégrant et laïcisant son héritage.
Nous sommes bel et bien, nous Occidentaux, les héritiers de la Bible ET d’Athènes. Les deux furent et demeurent conjoints. Nous. Nous sommes construits dans cette tension perpétuellement reconduite et réinterrogée entre le croire et le savoir, la fois et la raison.
Citant Jean XIII : «Nos textes ne sont pas des dépôts sacres mais une fontaine de village». Une fontaine à laquelle chaque génération vient s’abreuver, en buvant une eau sans cesse différente, en redonnant vie à la fontaine.
L’ennemi – l’infâme de Voltaire – que vous pourfendez n’est pas le christianisme, mais sa version distordue, instrumentalisée.
Que l’Église catholique ait perdu sa richesse, son omniprésence et sa puissance rend assez risible l’anticléricalisme façon IIIe République qui renaît dans nos sociétés, mais cela ouvre peut-être la voie à un extraordinaire rajeunissement du christianisme.
Quant aux moqueries, aux tracasseries, aux relégations médiatiques, voire aux haines récurrentes auxquelles s’exposent les croyants en agissant ainsi, convenons qu’elles font sourire comparées aux persécutions du passé ou même à celles qui perdurent dans d’autres parties du monde. Être traité de «réac» dans Charlie Hebdo, ce n’est pas tout à fait la même chose que d’être livré aux lions par Néron en l’an 64 ou par Dioclétien en 304.
Les Chrétiens doivent réapprendre le bonheur de vivre, y compris la joie du corps. Ils ne doivent à aucun prix redevenir moralisateurs à la triste figure qu’ils furent trop fréquemment dans l’Histoire. […] Hommes et femmes têtus dans leur foi, sentinelles aux remparts, porteurs d’espérance engagés dans la cité: c’est la rencontre de ces chrétiens opiniâtres qui m’a entrainé plus avant dans ce «deuxième cercle», celui de la subversion évangélique. […] C’est d’abord en songeant à tous ces chrétiens colletés à l’engagement quotidien contre la «méchanceté» dont parlent les Psaumes, que j’ai tenté de mieux réfléchir aux mécanismes de la croyance et de la décroyance, y compris religieuse. L’une d’entre elles tient en peu de mots: la croyance passe AUSSI par la relation. La croyance solitaire, autonome, nomade qu’invoque à tout propos le discours sociologique contemporain, n’existe pas. […] Nous avons besoin de l’institution mais il nous faut apprendre à résister à son autorité.

Article intéressant du Devoir

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jan 252008
 

voir: http://www.ledevoir.com/2008/01/26/173379.html

Opinion

Le devoir de philo – George W. Bush a trahi son «philosophe», Jésus

Antoine Robitaille, Le Devoir

Édition du samedi 26 et du dimanche 27 janvier 2008

Mots clés : Jésus, George W. Bush, philosophie, Religion, États-Unis (pays)

Jésus est-il un «philosophe», comme l’a prétendu George W. Bush en 2000? Peut-on dire que ce dernier, dans sa politique, a suivi les enseignements du Christ? Quelle politique découlerait de la «philosophie» de Jésus? Le professeur émérite de science politique Louis Balthazar, qui a été jésuite, s’est déjà exprimé sur le sujet au moment de la prise du pouvoir de Bush. À un an presque jour pour jour du départ de la Maison-Blanche du président texan, nous reprenons la question avec ce professeur émérite, par ailleurs spécialiste de la politique américaine. Continue reading »

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