L’Évangile selon Pilate et Citations de saison (2)

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Mar 302007
 

J’ai vu Éric-Emmuel Schmit à Tout le monde en parle. Je l’ai entendu à Charette. Je l’ai lu dans l’Actualité. Je ne connaissais pas encore cet auteur. J’ai lu son Évangile selon Pilate. Je m’attendais à tout sauf à cela.

L’Évangile selon Pilate, c’est Jésus vu de deux points.

Celui de Jésus lui-même, racontant comment il a compris sa mission. Comme il a progressivement compris qui il était. Présentation de Jésus Homme.

Celui de Pilate qui juge Jésus, veut le libérer et accepte la condamnation des chefs juifs en s’en lavant les mains, puis qui mène une enquête policière sur sa résurrection. L’énigme de la résurrection.

Ce n’est certes pas un livre « évangélique ». Mais c’est une présentation humaniste de Jésus, de son impact premier dans une société qu’il aura changé de l’intérieur. Ce livre parle de la foi.
Schmit affirme à TLMP être devenu croyant dans le désert, perdu seul une nuit. Rencontre significative. Il y a effectivement dans ‘Évangile selon Pilate une quête de vérité et une compréhension de l’essentiel. Je n’ai pas à être d’accord avec son approche théologique pour reconnaître le sens de sa quête.

Voici quelques citations retenues:

À Tout le monde en parle (2007 03 11)

On a tous un moment où on doit choisir qui on aime. Qui on accompagne. C’est forcément au détriment des autres c’est le tragique du choix. Et on ne peut pas faire autrement. Avec la meilleure volonté du monde on fait du mal au autres.

La foi c’est une confiance dans le mystère

Dans L’Évangile selon Pilate

Les Galiléens m’écoutaient bouche bée car c’est avec la bouche qu’ils écoutent ; avec les oreilles, ils n’entendent rien.

Seul le corps est soumis à la putréfaction, aux vers, à la disparition. L’essentiel demeure
…De temps en temps, sur les flots en fusion, il m’ semblait avoir une autre idée: que vous existions après cette vie en fonction de ce que fut cette vie; que le juste perdure dans un bon souvenir; que le scélérat s’enfonce dans son pire souvenir, éternellement.

Or il a fait l’homme libre. Il tient compte de cette liberté en nous laissant la possibilité de croire ou de ne pas croire. Peut-on être forcé d’adhérer? Peut-on être force d’aimer? On doit s’y disposer soi même, consentir a la foi comme a l’amour. Yechoua respecte les hommes. Il nous fait signe par son histoire, mais nous laisse libres d’interpréter le signe. Il nous aime trop pour nous convaincre. C’est parce qu’il nous aime. Qu’il nous donne à douter. Cette part de choix qu’il nous laisse, c’est l’autre nom de son mystère.

Douter et croire sont la même chose. Seule l’indifférence est athée.

Je sais qu’une nation dépose toujours sa trace indélébile sur les traits d’un visage; la langue fait des bouches et des dents qui n’ont pas besoin de parler pour qu’on les reconnaisse; le régime alimentaire fait la texture des peaux; les moeurs font des regards audacieux ou pudiques, mobiles ou fixes ; le ciel qui les voit naître fait la couleur des yeux.

La terre a été laissée aux hommes: qu’en ont-ils fait? Rendons-la à Dieu. Abolissons les nations, les races, les haines, les abus, les exploitations,les honneurs,les privilèges. Abattons les échelles qui mettent un homme plus haut qu’un autre.

Brésil rouge

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Mar 312006
 

Je termine la lecture de Brésil Rouge de Jean-Christophe Ruffin. Ce livre a reçu en 2001 le prix Goncourt. Il s’agit du récit de deux jeunes envoyés au Brésil dans une tentative française d’implantation d’une colonie une génération avant la fondation de Québec.
Basée sur une trame historique peu connue, cette histoire est étrangement moderne.
Moderne dans la pensée de Colombe et de Just au contact des « Indiens ».
Dans un huis-clos quelques centaines de Français atteignent le meilleur puis le pire. Après l’espoir de pouvoir s’épanouir dans cette « France antarctique » loin des difficultés de l’Ancienne France, ils se laissent engloutir dans une véritable guerre de religion.
Le mélange religion et pouvoir ne fonctionnera jamais. S’obstiner à vouloir le bien des autres ne peut qu’entraîner à terme le contraire de ce qu’on voulait faire au départ.
Brésil rouge, une belle lecture sur une tentative de colonisation occultée , une autre occasion ratée oubliée. La France aurait pu faire comme les Anglais et peupler leurs colonies des Huguenots qu’elle ne voulait plus sur son territoire. Ce fut presque réussi. C’était sans compter le zèle du Gouverneur et l’obstination des pasteurs calvinistes.

Les Chroniques de Narnia: L’Armoire Magique

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Déc 292005
 

J’arrive de voir L’armoire magique. De mes auteurs préférés, compte grandement CS Lewis. J’ai lu la plupart de ses livres dont la série sur le monde de Narnia. J’ai aimé ce monde riche bien connu des anglophones, longtemps méconnu des francophones. Quand j’ai commencé à les lire à mes enfants (dans les années 1980) la série nÉtait pas encopre complètement traduite. Plusieurs de ceux qui l’étaient étaient épuisés. J’ai couru les bibliothèques de la ville les empruntant là où il y en avait. Je conserve des photocopies de Prince Caspian que j’ai lu à David Laurent et Gabriel avant qu’ils s’endorment.
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Lire sur le Web

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Mai 192005
 

Il m’arrive de lire sur le Web.
On a accès à une grande quantité de livres digitalisés qu’on peut lire sur ordi ou mieux sur un Palm.
Plusieurs sites regroupent des textes libres de droits qu’on peut télécharger pour lire ou imprimer à sa convenance.
Le plus intéressant que j’ai trouvé , Ebooks Libres & Gratuits, offre des centaines de romans à lire en format Word, Pdf ou PDB. C’est ce dernier format qui est intéressant car on peut l’ouvrir sur un Palm.
D’autres sites existent:

  • le plus ancien: Project Gutenberg
  • Le classique de la langue française: ABU
  • La Foire aux textes
  • Suite sur Anges et démons

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    Avr 192005
     

    Rebondissements jusqu’à la fin.
    Donc, bon policier mais mauvais théologien.
    Comme si le Vatican s’effondrant entrainerait la fin des religions.
    Approche donc très dans le vent. Presque la mort de Dieu et son remplacement par la science. Très simpliste comme théologie. Mais cette histoire de complot et d’énigmes dans un contexte de remplacement du Pape, c’est vendeur.
    Mais difficile d’en dire beaucoup plus sans révéler la trame et la chute.

    Et au delà de ces réverves, un bon policier.

    Anges et Démons

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    Avr 082005
     

    Ai commencé Anges et Démons du même auteur que le fameux » code de DaVinci« , Dan Brown.

    J’ai décidé de livre Anges et Démons même si j’ai été très déçu du Code. La spiritualité fiction, que d’aucuns prennent au sérieux, me laisse pantois. Personne ne penserait que Jurasic Park fait réellement dans la science. Que les hypothèses de Crichton sont toutes fondées. On fait dans la science fiction, on embarque dans un monde qu’on sait différent et irréel. Avec la spiritualité fiction, on dirait que cette distance n’existe plus. Les lecteurs prennent les hypothèses non plus comme des hypothèses mais comme une réalité. Et en plus quand on ajouter un accent de complot…
    Dans Anges et Démons la distance semble fonctionner. J’ai embarqué dans ce monde pseudo scientifique et me laisse conduire. Jusqu’à maintenant…
    Je poursuis ma lecture.
    A+

    Lectures: The Broker de Grisham

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    Mar 152005
     

    Suis en train de terminer la lecture de The Broker de John Grisham.
    J’aime Grisham. Et quand j’adopte un auteur, je le suis. Grisham tout comme Crichton, j’ai lu la série complète…

    Dans The Broker, Grisham ne m’a pas déçu. Un avocat véreux, lobbyiste à Washington s’est fait pincer et encourre une peine de prison dans un établissement à sécurité maximale. Washington a un président pas futé pour cinq cennes, qui dans sa dernière heure au pouvoir accepte d’accorder son pardon à quelques personnes dont l’avocat. Pourquoi?
    La CIA expédie le prisonnier gracié en Italie. Ce dernier aboutit à Bologne et encadré par une équipe apprends à vivre. À vivre comme un Italien. Il apprend la langue, les coutumes.
    Question de survie.
    Différents pays veulent sa peau…
    Je ne suis pas pour vous donner le punch…
    Beau livre, belles valeurs, comme toujours chez Grisham.
    Il décrit Bologne d’une manière fort intéressante. Un peu comme dans Une année en Provence, on se laisse vivre dans un coin de pays, et à le découvrir au fil des jours.
    On apprends un peu l’Italien aussi au même rythme que le personnage principal.
    À lire! La version originale vient de sortir. La traduction suivra cet été sans doute…

    The lezione-a-piedi-lesson on foot-continued the next day when Marco revolted after an hour of tedious grammar straight from the textbook and demanded to go for a walk.
    « Ma, deve imparare la grammatica, » Ermanno insisted. You must learn grammar.
    Marco was already putting on his coat. « That’s where you’re wrong, Ermanno. I need real conversation, not sentence structure.”
    « Sono io l’insegnante. » I am the teacher.

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