Ma grand-mère Madeleine Depairon-Depocas est dĂ©cĂ©dĂ©e ce soir Ă l’âge de 98 ans vers 21h.

Mado, le jour de la Fête des mères
Je l’ai vue samedi dernier. Elle n’allait pas bien depuis deux semaines après s’ĂŞtre fracturĂ©e le bassin en tombant de son lit. Elle me parlait en anglais. Sans doute Ă©tait-elle revenue Ă ce temps se son enfance Ă Nashua. J’ai Ă©tĂ© touchĂ© de l’entendre dire « hurry-up Papa« . J’avais l’impression qu’elle Ă©tait dans un mauvais rĂŞve. Je lui ai parlĂ© et elle a rĂ©agi. J’ai eu l’impression qu’elle m’a reconnu. Ma mère qui Ă©tait prĂ©sente le pense aussi. Elle s’est apaisĂ©e. Pourtant, le jour de la FĂŞte des mères elle allait bien. On avait pris une longue marche avec elle, Éliane et moi. Elle nous a jasĂ© de toutes sortes de choses.
Depuis deux ans, son Ă©tat de santĂ© s’est considĂ©rablement dĂ©gradĂ©. Il y a cinq ans, elle lisait des briques. Tout a basculĂ© avec une cĂ©citĂ© subite. CĂ©citĂ© doublĂ© de surditĂ©… Mais elle tenait le cap. Solide.
Ma grand-mère s’Ă©tait beaucoup occupĂ©e de moi quand j’Ă©tais enfant. Nous sommes restĂ©s attachĂ©s et je l’aimais beaucoup. J’ai passĂ© de nombreux week-ends chez elle quand elle me gardait pour soulager ma mère de l’un de ses cinq enfants. J’ai passĂ© plusieurs Ă©tĂ© en camping avec Mado et Arthur mon grand père. Ce sont des personnes très significatives pour moi… Mado, comme on la surnommait, Ă©tait une personne considĂ©rable dotĂ©e d’un caractère très fort. Quand elle pinçait ses lèvres, on savait que ça n’allait pas Ă son goĂ»t…
Mado sera exposĂ©e samedi prochain chez Alfred Dallaire au coin de l’autoroute 13 et de l’autoroute 440 Ă Sainte-DorothĂ©e de 15h Ă 17h, puis de 19h Ă 21h.

J’ai lu Ă 12 ans un livre qui m’a habitĂ© longtemps. Il s’agit de Yug de Guy de Larigaudie, dĂ©cĂ©dĂ© en 1940 » pour la France » comme dit son biographe .
Ça faisait un bon bout de temps que je le cherchais dans les librairies d’usagĂ©s. Plus disponible non plus en librairie. ÉpuisĂ©.
Mais…J’ai retrouvĂ© ce livre de la collection Signe de piste Ă la Bibliothèque nationale. Mais on ne peut le sortir. Ă€ dĂ©faut de pouvoir le scanner, je l’ai photographiĂ©.
Vous pourrez le lire ici en ligne.

Donnez m’en des nouvelles!

Mon ancienne collègue et amie Maria SotĂ©riadès prend sa retraite. Retraite bien mĂ©ritĂ©e après un parcours qui l’a menĂ©e de la Grèce Ă Londres, Ă Washington puis Ă MontrĂ©al oĂą elle a menĂ© une belle carrière de relationniste au Gouvernement du QuĂ©bec.
La radio anglaise de Radio-Canada a soulignĂ© son dĂ©part. J’aimerais souligner que c’est une situation exceptionnelle. Je n’ai jamais vu de tels hommages dans les mĂ©dias francophones pour des relationnistes « Ă©mĂ©rites » et apprĂ©ciĂ©s. Cela dĂ©montre l’importance de l’impact de son passage. On a beau dire que le milieu anglophone des mĂ©dias montrĂ©alais est beaucoup plus tissĂ© serrĂ© que le milieu francophone, il n’en reste pas moins que cet hommage portĂ© Ă une relationniste qui, j’en tĂ©moigne, n’a jamais Ă©tĂ© complaisante envers les mĂ©dias, est exceptionnel.
Vous pouvez écouter ces entrevues ici.
1- Une première entrevue a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e sur la carrière de Maria le 29 mai 2007 Ă l’Ă©mission d’après-midi Homerun.
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(fichier mp3).
2- Le 31 mai, elle accorde une deuxième entrevue Ă CBC, cette fois Ă l’Ă©mission DayBreak , Ă 6h40:
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(fichier mp3)
Par ailleurs, voici une entrevue que Maria avait accordée à Esther Bégin de LCN en septembre 2004:
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De la cour chez nous, la scène nous a fait bien rire.
Sympa, non?

Une Ă©quipe, deux Ă©quipe…
C’Ă©tait la fin du « Cherry blossom » Ă Washington. Nous Ă©tions en plein dans le beau printemps Ă New York avec les pommiers tout chargĂ©s de fleurs. Nous y voici, donc Ă MontrĂ©al, c’est le printemps!

L’ amĂ©lanchier de la cour arrière

Les pommetiers du parc Ahuntsic

Le mĂŞme jour au Mont-Tremblant…
Voyage terminé.


Nous avons roulé 4000 km.
J’ai alimentĂ© ce site en direct par courriel avec mon BlackBerry (plugin Postie), et j’ai ajoutĂ© les photos par la suite au retour.
De biens beaux souvenirs meublent nos tĂŞtes.
Gab a été un excellent co-pilote, notamment pour sortir de New York.
On se reprendra!
Finalement dodo au Battle Row Campground sur la Long Island Ă New York. Le camping Ă cheeseQuake n’Ă©tait pas encore ouvert malgrĂ© ce qui Ă©tait annoncĂ© dans le Woodall.

Le camping ici est très bien et nous verrons comment se rendre à New York demain